
L'environnement prend une part de plus en plus importante dans le quotidien des exploitants agricoles. La gestion des engrais, des produits phytosanitaires et de l'eau est un dossier majeur pour lequel AEP s'investit en mettant à disposition des producteurs toutes les compétences techniques, humaines et matérielles.
Concernant le gestion des produits phytosanitaires, AEP a décidé d'accompagner de manière concrète les exploitants agricoles en mettant à leur disposition un technicien spécialisé :
Une station phytosanitaire est composée d'une plate forme destinée au lavage et remplissage du matériel de pulvérisation et d'un dispositif capable de traiter les effluents phytosanitaires.
Le terme "effluents phytosanitaires" comprend les fonds de cuves, les bouillies phytosanitaires non utilisables et les eaux de nettoyage du matériel de pulvérisation.
Aujourd'hui, il existe 3 méthodes pour gérer les effluents phytosanitaires :
AEP accompagne les agriculteurs sur ces 3 méthodes selon leur volonté. Le but est d'optimiser la quantité d'effluents phytosanitaires à gérer.
Aujourd'hui les producteurs sont de plus en plus encadrés vis-à-vis de l'utilisation et de la gestion des produits phytosanitaires. La réglementation actuelle et à venir sur les produits phytosanitaires (plan éco phyto 2018, certificat d'applicateur 2014) rend leur gestion de plus en plus difficile.
En investissant dans une station phytosanitaire le producteur répond à 3 critères ou "au triptyque" :
Le but est de construire une aire bétonnée (ou souple selon les cas) sur laquelle le producteur remplit et lave son pulvérisateur de manière sécurisée. Le but de cette aire est de récupérer les eaux de lavages du pulvérisateur et les éventuels débordements de bouillies. Cette aire sert aussi à faciliter le remplissage du pulvérisateur via différents systèmes (cuve tampon, compteur programmable, clapet anti-retour, potence,..). L'objectif est de rendre les opérations de remplissage et lavage rapides, fonctionnelles et en adéquation avec la réglementation.
Dans un second temps, l'opération consiste à traiter les eaux collectées directement au sein de son exploitation ou d'une CUMA (station phyto collective) de manière simple sans dépendre (ou de très peu) de la volatilité des coûts de retraitements de déchets.
Plusieurs solutions reconnues par les autorités pour les retraitements des déchets existent. Les 3 solutions les plus répandues sont proposées par AEP.

OSMOFILM : les effluents phytosanitaires sont stockés dans des saches micro perforées. L'eau s'évapore tandis que la matière active (poudre, pâtes ,..) reste emprisonnée dans ces saches. Les saches (quelques grammes ou kilo au lieu de milliers de litres) sont ensuite traitées par une entreprise extérieure. Ce processus nécessite de l'air et une bonne exposition au soleil.

HELIOSEC : conteneur étanche double paroi dans lequel les effluents phytosanitaires sont stockés. L'eau s'évapore et les résidus de produits phytosanitaires restent au fond du conteneur et sont ensuite traités par une entreprise extérieure (quelque kg au lieu de milliers de litres). Ce processus nécessite de l'air et une bonne exposition au soleil.

PHYTOBAC : ce procédé est le plus répandu sur le territoire de part son fonctionnement indépendant des coûts de retraitement. Les effluents phytosanitaires sont envoyés dans un bac contenant un substrat terre paille. Ils sont ensuite dégradés grâce à l'action des micro-organismes du sol (bactéries, champignons naturellement présent dans la terre). C'est un fonctionnement simple et autonome. Il n'y a pas de retraitement par une entreprise extérieure. Ce procédé ne génère pas de produits dangereux. Il nécessite de l'air, de l'humidité, et une bonne exposition au soleil.

